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 Le Prince Heureux. Par Mayronn (à son départ).

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Koshin
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Localisation : Montpellier
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MessageSujet: Le Prince Heureux. Par Mayronn (à son départ).   Ven 21 Sep - 11:49

Pour ceux qui ne connaissent pas nos mœurs, les morts Matis des classes supérieure sont traités par les embaumeurs. Le processus se déroule en deux phases, la première consiste à traiter le corps afin qu'il soit préservé le temps pour la famille de lui faire ses adieux.
Dans la deuxième phase, le corps est placé dans un cocon funéraire qui extrait la sève du corps, cette sève est alors remise à la famille qui pourra l'injecter dans son arbre-habitation.
Les Matis pouvaient ainsi demeurer au sein de l'arbre entourés de leurs illustres ancêtres, mais aussi parfois l'arbre ne servait que d'écrin pour la nouvelle vie du défunt.
On dit que son essence se diffusait dans toute la plante jusqu'à pouvoir en changer l'apparence.

Mon histoire elle, commence dans un lointain passé, près de la ville de Matia.
Dans un petit village il y avait un de ces arbres qui contenait la graine d'un jeune prince que la mort avait ravi que trop tôt à sa famille.
Mais fait étrange, son père ne voulu pas mettre sa graine avec celles de ses ancêtres, et il prit place dans un arbre pour lui seul.
Ici, pensa-t-il, il pourrait reposer heureux.
Bien des cycles plus tard, on appela cet arbre le prince heureux. Et pour cause, il était en tout point unique. Grand et majestueux, entièrement recouvert de feuilles dorées. Deux magnifiques ambres remplaçaient ses yeux, et en son centre une autre pierre précieuse d'un rouge vif irradiait la colline sur laquelle il trônait.
Un grand parc s 'établit autour de lui, et les notables de la ville ainsi que les nombreux citoyens matis venaient se détendre et l'admirer.

Une nuit, un petit izam survola le parc. Ses amis étaient déjà parti pour le soleil du désert ardent depuis six semaines déjà.
Mais le petit izam était resté à la traine dans les lacs pour l'amour d'un roseau.
Elle l'avait rencontré au printemps dans les eaux endormies. La taille fine du roseau l'avait fascinée
au point qu'elle s 'était arrêtée pour lui parler :
- Me laisseras-tu t'aimer ? demanda le petit izam qui ne s'embarrassait point de détours.
Et le roseau effectua une profonde révérence...
Alors elle se mit a décrire des cercles, effleurant l'eau du bout des ailes et faisant de petites rides d'argent.
C'était sa façon a elle de lui faire la cour, et le petit manège dura jusqu'à la fin de l'été.
- Quelle ridicule foucade, pépiaient les autres izam.
Il n'a pas le sou, et une famille beaucoup trop nombreuse...
De fait les eaux pullulaient de roseaux. Puis vint l'automne et toutes s'en furent.
Après leur départ, notre izam se senti bien seule.
Elle se sentit bien seule et commença à se lasser de son amoureux.
"Il n'a aucune conversation, pensa-t-elle, et je crains qu'il ne soit un rien léger, car il ne cesse de flirter avec la bise."
Effectivement au moindre souffle de vent le roseau exécutait une danse...
"Je comprend qu'il soit casanier, dit l'izam, mais moi j'aime les voyages et par conséquent mon mari se doit de les aimer aussi."
- Veux-tu m'accompagner ? finit-elle par demander.
Mais le roseau secoua la tête.
- Tu t'es joué de moi, s'écria-t-elle, je pars pour les oasis, adieu !
Et elle s'envola.
Elle vola tout le jour et le soir venu survolait déjà les forêts Matis.
Où pourrais-je m'abriter, se demanda-t-elle.
Et c'est alors qu'elle vu l'immense arbre qui trônait dans le parc. Elle se posa donc entre les pieds du prince heureux. Mais au moment où elle nichait sa tête sous son aile, une goutte d'eau lui tomba dessus. Elle s'ébroua quelques peu courrouce critiquant âprement le climat des Matis, puis se remit en quête de sommeil. Mais alors une autre goutte tomba sur elle. C'est là qu'elle leva les yeux au ciel. Et Que vit-elle ?
Les yeux du prince heureux étaient tout gonflés de larmes. Ses joues inondées de larmes étaient éclairées par les reflets de lune et ce spectacle fit pitié à l'izam.
- Qui es tu ? demanda-t-elle.
- Je suis le prince heureux.
- Pourquoi pleures-tu alors ? Tu m'as toute trempée.
- Quand je vivais et avait un cœur d'homin, j'ignorais ce qu'étaient des larmes, car j'habitais le palais de sans soucis, où le chagrin n'a pas le droit de cité. Mes courtisans m'appelaient le prince heureux, et heureux en vérité j 'étais si plaisir égale bonheur. C'est ainsi que je vécu et ainsi que je mourus. Mais à présent que je suis mort il m'ont installé si haut, que je vois toute la laideur et tout le malheur de cette ville, et je ne puis m'empêcher de pleurer.
Puis le prince ajouta :
- Loin d'ici au fond d un bosquet, se trouve une petite masure. L'une des fenêtres est ouverte et j'aperçois à l'intérieur. Il y a une homine assise à la table, elle a le visage émacié et fatigué, ses mains sont rêches et rougies, car elle est couturière pour la cour. Elle brode des fleurs pour les étoffes de la princesse. Son petit garçon est alité dans un coin, il est malade, il a de la fièvre et réclame des baies. Comme sa mère n'a rien d'autres à lui donner que de l'eau, il pleure.
Izam, petit izam, ne veux tu pas lui porter cette belle pierre rouge qui orne mon tronc ? J'ai les racines bien trop profondes et je ne peux pas bouger.
Et l'izam qui répond :
- On m'attend dans le désert, mes amies parcourent les mines de sciures puis iront dormir dans les grands tours frahar...
Mais le prince la coupe :
- Izam , petit izam, ne veux tu pas passer la nuit avec moi et être mon messager, l'enfant a tellement soif et sa mère est si triste.
Mais le petit izam s'obstinait à refuser, mais dû bien se résoudre car le prince avait l'air si malheureux que le petit izam en fut tout ému.
- Il fait très froid ici mais je vais rester à tes côtés cette nuit et je serai ta messagère.
- Merci petit izam merci, répondit le prince.
Alors le petit izam arracha la pierre et s'envola pour la masure. Elle se faufila à la fenêtre et laissa glisser la pierre sur la table avant de s'enfuir. Puis elle alla retrouver le prince pour lui narrer ce qu'elle fit.
- C'est étrange, s'étonna-t-elle, il fait beau faire froid, j'ai chaud au cœur.
- C'est parce que tu as accompli une bonne action, dit le prince.
Alors le petit izam se mit à réfléchir et s'endormit aussitôt. Réfléchir la faisait immanquablement dormir...

Le lendemain elle visita la ville et chercha de quoi se nourrir. Puis au soir elle alla rejoindre le prince.
- Ce soir, je pars pour le désert.
Et le prince lui répondit :
- Izam, petit izam, ne veux-tu pas passer une nuit de plus avec moi ?
- On m'attend dans le désert, demain mes amis survoleront le camp de la puissante guerrière Aen et...
- Izam, petit izam, loin d'ici, j'aperçois un jeune écrivain. Il est penché sur une pile de papyrus. Il rêve d'achever une pièce pour le théâtre de la cour, mais il a trop froid pour continuer d'écrire. Il n'y a plus de feu dans l'âtre et la faim le fait défaillir.
- Je vais rester avec toi, dit le petit izam qui avait trop bon coeur. Veux-tu que je lui porte un don de toi ?
- Hélas, je n'ai plus de pierre précieuse... Il ne me reste que mes yeux d'ambres. Arraches m'en et porte lui.
- Mon cher prince je ne pourrais le faire, ce serait horrible ! dit l'izam en se mettant à pleurer.
- Izam, petit izam, fais ce que je te demande...
Alors le petit izam arracha l'œil et s'en fut porter l'ambre jusqu'à la chaumière de l'écrivain. Quand le bruit de l'ambre vint faire tinter la timbale sur la table du jeune homme, celui-ci fut émerveillé et alla sans délais vendre son miracle pour acheter des vivres.
Le petit izam alla narrer son passage chez l 'écrivain au prince et s'endormit.
Le lendemain elle alla voir un spectacle dans la grande arêne qui bordait la ville et rit de s'époumoner au fracas de la fête.
Puis vint le soir et elle se rendit vers le prince :
- Je suis venue te dire au revoir.
- Izam, petit izam, ne veux-tu pas passer une nuit de plus avec moi ?
- C'est l'hiver, le froid et la neige seront bientôt là. Dans le désert , le soleil réchauffe les palmiers et...
- Dans le square tout proche, j'aperçois une petite fille. Elle a fait tomber ses allumettes dans une flaque et ne pourra tenter de les vendre. Son père la battra si elle ne rapporte pas quelques dappers, alors elle pleure. Arraches mon œil et donnes le lui, ainsi son père ne la battra pas.
- Je vais rester une nuit de plus avec toi dit l'izam, mais je ne saurais t'arracher l'oeil, tu seras alors complètement aveugle.
- Izam, petit izam... fais ce que je te demande.
Elle arracha donc l'œil du prince et fonça le déposer dans la main de l'enfant. La petite n'eut pas le temps de la remercier que déjà l'izam avait rejoint le prince.
- Maintenant que te voilà aveugle, je ne te quitterai plus.
- Non petit izam, il faut regagner le désert.
- Je ne te quitterai plus c'est dit.
Et le petit izam s'endormit.

Le jour suivant elle resta perchée sur l 'épaule du prince et lui narra toutes les aventures qui peuplaient ses voyages, et le prince l'écouta patiemment, mais fini par dire :
- Chère petit izam, tes histoires me bouleversent, mais la souffrance des homin me bouleversent plus encore. Nul mystère n'est aussi sublime que le malheur. Survole ma ville et rapporte moi ce que tu vois.
Alors le petit izam survola toutes les rues de la ville, inspecta chaque demeure, et au soir elle revint vers le prince et lui narra tout ce qu'elle vit.
- Je suis recouvert de feuilles dorées dit le prince. Il te faut retirer feuille à feuille et l'apporter à mes pauvres. Les homins s'imaginent toujours que l'argent peut les rendre heureux.
Et donc l'izam, une feuille après l'autre, alla déposer un présent à chaque démuni de la ville, et très vite les rues s'emplirent de rires et de cris, de verres qui s'entrechoquent et de chants...

Puis l'hiver arriva, puis la neige, après la neige vint le froid, on eut dit que la ville était d'argent.
La pauvre petite izam avait de plus en plus froid, mais elle refusait d'abandonner le prince, elle l'aimait trop.
Elle ramassait sous la neige les pousses enfouies et battait des ailes pour se réchauffer. Pourtant à la fin, elle sut qu'elle allait mourir. Il lui resta juste assez de force pour aller se poser une dernière fois sur l'épaule du prince.
- Adieu cher prince, murmura-t-elle, me laisseras-tu t'embrasser la main ?
- Je suis heureux que tu partes enfin dit le prince. Tu n'es restée que trop longtemps ici, mais je veux que tu m'embrasses sur les lèvres car je t'aime.
- Ce n'est pas dans le désert que je vais dit l'izam, je vais rejoindre la maison des morts. La mort est la soeur du sommeil, n'est ce pas ?
Et elle embrassa le prince heureux sur les lèvres avant de tomber morte à ses pieds.
À cet instant un craquement sourd emplit le parc alors que l'arbre tout entier vint se fendre tout en deux.
Au lendemain les habitants les plus matinaux furent consternés.
- Oh mais quelle horreur on ne peut décemment pas laisser une telle misère siéger au centre du parc !
- En plus il y a un volatile mort à ses pieds, il nous faut prendre un arrêté interdisant les animaux de venir mourir ici... Et les notables se félicitaient déjà des mesures qu'ils ne manqueraient pas de prendre, parmi lesquelles l'abattage de l'arbre.
Une petite fille aux allumettes entendu leur propos et s'en alla discrètement près de l'arbre. Aux pieds de celui-ci elle trouva l'izam qui lui avait fait don d'une ambre et une graine fendue...
Elle ramassa délicatement les deux et alla jusqu'au temple prier pour le salut de ces bienfaiteurs.
Quand elle fut agenouillée et en prière, c'est alors qu'elle entendu la déesse :
- 'Tu as bien fait de mes rapporter mes sujets... car dans mon jardin ce petit izam ne cessera de gazouiller et le prince chantera mes louanges'

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MessageSujet: Re: Le Prince Heureux. Par Mayronn (à son départ).   Ven 21 Sep - 12:07

HRP/
Bon, je n'ai lu que le début mais j'ai très vite reconnu le conte de mon enfance, l'histoire de la statue du prince heureux, recouverte d'or et de pierre précieuses, qui est triste de voir son peuple souffrir et qui va distribuer ses richesses avec l'aide d'une petite hirondelle. lien
Personnellement j'aime le monde d'Atys pour son originalité, c'est un monde riche de légendes alors je trouve ça dommage de se contenter de transposer les contes de notre enfance comme un simple copier/coller avec quelques retouches...
Présentez-moi 7 trykers, une sorcière et je vous jouerai Blanche-Rose; Valy fera le bucheron...
/HRP
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MessageSujet: Re: Le Prince Heureux. Par Mayronn (à son départ).   Ven 21 Sep - 15:47

/HRP
Désolé je connaissais pas ce compte :/ Mais attention, ce n'est pas un compte de la lore hein, juste une histoire racontée par un CSR à son départ, j'aurai dû mieux préciser ça
/

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